Marie Bracquemond (1840–1916)
Marie Anne Caroline Quivoron, dite Marie Bracquemond, naît le 2 décembre 1840 à Argenton, un port de la commune de Landunvez, dans le Finistère.
Son père, Théodore Quivoron, est capitaine au long cours. Il part en expédition sur des mers lointaines en 1841 (peut-être pour la prise de possession par la France, des îles Marquises).
N’ayant plus de nouvelle du marin, sa mère, Aline Pasquiou, se met en ménage avec Émile Langlois. Le nouveau couple déménage avec Marie dans le Jura, la Suisse, puis à Fréjoux, un village de Corrèze où naît sa demi-sœur Marie Louise Mathilde Langlois.
En 1854, sa mère quitte Émile Langlois et elle s’installe avec ses deux filles à Étampes, près de Paris.
En 1869, le 5 août, Marie Anne Caroline Quivoron se marie à Paris 7e avec Auguste Joseph Bracquemond, dit Félix, un graveur, peintre et céramiste. Les témoins sont Émile Rouart et Désiré Laugée, deux artistes peintres connus.
En 1870, le 22 juin, naît son fils, Pierre Jacques Bracquemond. Il devient artiste peintre.
En 1916, le 17 janvier, Marie Bracquemond décède dans sa villa Brancas à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. Elle est inhumée auprès de son époux, au n°47 du cimetière des Bruyères à Sèvres.
Formation
Marie éprouve très tôt le besoin de dessiner et de peindre. Sa mère est pauvre et ne peut pas lui donner une éducation artistique. Marie confectionne ses couleurs en broyant des végétaux. Un proche, voyant les progrès de Marie, lui offre une petite boîte d’aquarelle qui lui permet d’envoyer ses premières œuvres au Salon de 1857. Elle n’a pas de véritable formation. Elle signe ses œuvres du nom de sa mère Pasquiou ou de Pasquiou-Quivoron.
Carrière
Elle effectue de nombreuses pièces de céramique en collaboration avec la manufacture Havilland (Sèvres et Limoges). Sa demi-sœur est proche d’elle et lui sert de modèle.
Marie Bracquemond à la santé fragile. Elle est restée de son vivant dans l’ombre de son mari, artiste. Elle tombe dans l’oubli. Elle est freinée, empêchée par son mari certainement jaloux de son talent.
Elle a côtoyé Monet, Degas, Sisley, Manet, Rouart et bien d’autres.
Peintre, décoratrice sur céramique, illustratrice et graveuse française.
Issue d’un milieu plutôt modeste, Marie Bracquemond, née Quivoron, est une artiste impressionniste qui s’illustre par la diversité de son œuvre. Elle se forme d’abord à Étampes dans les années 1850, avant de recevoir les conseils de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Dans les années 1860, elle approfondit sa formation à Paris auprès des peintres Désiré François Laugée (1823-1896), Émile Signol (1804-1892) et Hugues Merle (1822-1881). Entre 1859 et 1875, elle entame une carrière de peintre et expose au Salon, d’abord sous le nom de sa mère, Pasquiou ou Pasquiou-Quivoron, des portraits et des scènes inspirées du Moyen Âge et de la littérature. Son travail est alors la source de revenus du foyer qu’elle forme avec sa mère et sa demi-sœur, grâce à la commande de copies puis à son poste de professeure de dessin pour la Ville de Paris.
En 1869, son mariage avec le graveur et céramiste Félix Bracquemond (1833-1914), rencontré au musée du Louvre, influe sur sa carrière. Entre 1872 et 1881, elle met à profit sa formation de peintre sous sa direction au sein de l’atelier d’Auteuil et renouvelle le décor sur céramique pour la manufacture Haviland. Pour l’Exposition universelle de 1878, elle réalise un panneau de céramique monumental sur un sujet allégorique, Les Muses des arts, aujourd’hui perdu. Elle introduit des motifs de la vie moderne sur des vases et des assiettes, sujets développés ensuite par le dessin de presse (pour la revue La Vie moderne, entre 1879 et 1886) et en peinture autour de la figure féminine en plein air. Limitée dans son accès aux modèles, l’artiste étudie en réalité les effets de lumière en représentant maintes fois sa sœur dans son jardin de Sèvres, comme dans La Dame en blanc.
Autres liens
Peintre - Décoratrice sur céramique - Sèvre
