Just Veillat (1813-1866)
Photo Alexis Chartraire - Musée de Chaâteauroux
par Geneviève Céline Maréchal (1825-1900) vers 1866 huile sur toile
Pierre François Just Adolphe Veillat, dit Just Veillat, naît le 9 mars 1813 au Colombier, ce vaste logis dont les jardins bordent la rue du Pilier, à mi-chemin entre la place Lafayette et le faubourg Saint-Denis, à Châteauroux dans l’Indre.
Son père, Claude Veillat, est propriétaire, issu d’une famille bourgeoise aisée qui fait du commerce de la soie à Châteauroux depuis longtemps. Sa mère se nomme Magdelaine Malbay.
En 1841, le 23 avril, Just Veillat se marie à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines avec Clémentine Decrusy. Il est avocat à la Cour Royale de Paris.
En 1842, le 21 août, naissance de Lucie, sa fille unique, à Châteauroux, qui épouse le médecin Raoul Joustin.
En 1866, le 13 mai, il décède, à Mantes-la-Jolie, chez son beau-père, Augustin Decrusy, des suites de sa maladie pulmonaire. Le corps est ramené à Châteauroux pour l’enterrement à l’Église Saint-André, puis conduit au cimetière suivi d’une immense foule de notables.
Formation
Just Veillat est l’aîné d’une fratrie de trois enfants évoluant au sein d’une famille bourgeoise aisée qui lui permet de faire des études de droit et de suivre des cours de peinture.
Dès le collège, Just Veillat se révèle bon dessinateur. Il joue des vaudevilles et même une tragédie plusieurs fois, avec des amis, au théâtre de Châteauroux, dans un but de bienfaisance.
Et c’est pendant son cursus de cours de droit qu’il devient artiste peintre.
Carrière
De santé fragile, il effectue souvent des voyages en Italie pendant l’hiver, fuyant le froid humide de nos climats. Il commence à dessiner et à peindre.
Il est l’ami de Jules André, architecte, chef d’atelier à l’École des Beaux-arts de Paris. C’est par son intermédiaire que Just Veillat devient élève de Louis Nicolas Cabat et de Jules Dupré. En 1835, Veillat expose au Salon des tableaux de genre et des paysages du Bas-Berry jusqu’en 1850.
Il laisse de nombreux cartons pleins de croquis et de dessins de Tendu dans l’Indre, où sa sœur, Marguerite, Fanie, Marie-Antoinette Veillat (1815-1877) habite. Elle est mariée à Jean Mars, notaire, qui possède une maison de campagne à Tendu où Just Veillat va souvent se reposer. C’est ainsi qu’il invite tous ses amis peintres, Dupré, Cabat, André… à venir dans la région qui est desservie par la diligence.
En 1848, le 20 octobre, il fonde le journal « Le Représentant de l'Indre », dont Charles Baudelaire est un moment le rédacteur en chef.
En 1851, le journal change de titre et il devient « Le Moniteur de l'Indre?».
À partir de 1850, Just Veillat commence la rédaction de ses romans historiques, il est aussi poète.
De 1852 à 1866, il est Conseiller Général de Châteauroux.
En 1863, il est le premier conservateur du musée de Châteauroux, dont il est le créateur. Le musée se situait alors dans une aile de la mairie.
Décorations
En 1859, il est fait chevalier de la Légion d’honneur comme membre du Conseil Général de L’Indre.

Avocat - Conseiller général - Conservateur - Peintre - Romancier - Châteauroux
https://fr.wikipedia.org/wiki/Just_Veillat
https://gw.geneanet.org/caariballier?n=veillat&oc=&p=just&type=fiche
