Théodore Rousseau (1812-1867)
Photo atelier Nadar vers 1855 - Wikipedia
Étienne Pierre Théodore Rousseau, dit Théodore Rousseau, naît le 15 avril 1812, au 4, rue Neuve-Saint-Eustache à Paris 3e.
Son père, Pierre Claude Catherine Rousseau, est tailleur d'habits. Il est natif du Jura, et sa mère est Adélaïde-Louise Colombet.
En 1867, les derniers jours de juillet, les amis de Théodore Rousseau apprennent qu'il vient d'être frappé d'une hémiplégie gauche par hémorragie cérébrale. Le cofondateur de l’école de Barbizon (avec son ami Jean-François Millet) meurt le 22 décembre 1867, à Barbizon, commune de Chailly-en-Bière, en Seine-et-Marne. Il est inhumé au cimetière de Chailly-en-Bière.
Formation
Théodore Rousseau est enfant unique et il est mis en pension chez Monsieur Pistolet à Auteuil. L'enfant est studieux, docile, et sent déjà germer en lui l'élément pictural. Il dessine sur les marges de ses cahiers.
C’est au bois de Boulogne que le jeune Théodore Rousseau fait ses premiers croquis d’arbres alors qu’il est élève à Auteuil. C’était le lieu de prédilection des collégiens pour manger des gâteaux de Nanterre, du pain d'épices et de la bonne réglisse que Théodore Rousseau échange contre des crayons et des feuilles pour dessiner.
Pendant les congés, Théodore Rousseau demande à aller chez Alexandre Pau de Saint-Martin, peintre de paysage et cousin germain de Madame Rousseau. Il observe son oncle dans ses pratiques de peinture, récupérant les quelques vieilles vessies au rebut, pour essayer de copier des tableaux.
De 12 à 15 ans, il est envoyé à Besançon, chez Monsieur Maire, un ami de son père qui possède une scierie. Il est enchanté de découvrir la montagne et les forêts composées de magnifiques arbres.
En 1827, Théodore Rousseau rentre chez son père. Alexandre Pau de Saint-Martin incite sa famille à le mettre chez Jean-Charles-Joseph Rémond, considéré par lui comme le plus grand paysagiste français après Jean-Louis Demarne.
Carrière
En 1830, Théodore Rousseau entreprend un voyage à travers la France en commençant par l’Auvergne. Il retrouve ses amis les frères Dupré et la petite colonie de peintres dans l’Indre. Il sillonne la campagne de Tendu, Le Fay jusqu’à La Souterraine. Il est le premier peintre à s’établir dans le village de Barbizon.
Son désir est de se retrouver en pleine nature. Un certain nombre de peintres le rejoignent, dont Charles-François Daubigny, Constant Troyon, Narcisse Díaz de la Peña, Jules Dupré, Jean-François Millet, attirés par la peur du choléra qui sévissait à Paris…
De 1831 à 1835, Rousseau est admis au Salon de Paris. Il se jette à corps perdu dans la peinture, il trouve refuge, dans le hameau de Barbizon, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Les temps sont durs, Rousseau peine à vivre. Karl Bodmer, Jean-François Millet et le photographe Eugène Cuvelier forment bientôt une communauté. Là, Rousseau arpente sans relâche la forêt, pinceaux à la main, sac sur le dos, parcourant les vastes étendues de bois ombragés et de clairières ensoleillées, les plateaux rocheux et les gorges spectaculaires. Théodore Rousseau est toujours à la recherche, multipliant les expériences.
L’utilisation du bitume est l’une des raisons pour lesquelles certaines toiles se détériorent. D’après le biographe Alfred Sensier, c’est le portraitiste Ary Scheffer qui lui a prêté son atelier pour peindre sa « Descente des vaches des hauts plateaux du Jura ». Cette toile est refusée au Salon de 1836. Il l’a exécutée au bitume. Ce mélange d'huiles grasses et de couleurs bitumineuses eut des conséquences désastreuses sur sa peinture.
C’est en 1847 qu’il s’installe définitivement à Barbizon. Il habite une petite maison, dans la rue principale, près de l’atelier de son ami Jean-François Millet. Cette année-là, c’est aussi la rupture de ses fiançailles avec Augustine Brault, la « fille adoptive » de George Sand. Une lettre anonyme soupçonnant sa future épouse de mœurs légères, le brouille avec ces deux femmes. Il est lié d’amitié avec la romancière, il connaît le domaine de Nohant et tous deux ont lutté contre l’abattage des arbres de la forêt de Fontainebleau, mais ils ne se revoient plus.
George Sand fait acheter par l’État un de ses tableaux « Allée de châtaigniers », qui est aujourd’hui au musée d’Orsay.
Décorations
En 1852, le 16 juillet, il est fait chevalier de la Légion d’honneur
En 1855, il obtient une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris.
En 1867, le 7 août, il est fait officier de la Légion d’honneur.
Il est le grand médaillé à l’Exposition Universelle de Paris.

Peintre - Barbizon - Le Fay - La Souterraine
