Paul Madeline (1863 – 1920)
Paul Madeline naît le 7 octobre 1863 au 10 rue Saussaies, Paris 8e.
Son père, Adrien Madeline, est marchand épicier. Sa mère s’appelle Joséphine Anaïs Amélie Constance Mertens. Elle est épicière avec son mari. Ses parents divorcent, le 12 mars 1892.
En 1895, le 20 juin à Paris 1e, Paul Madeline est libraire quand il se marie avec Bernheim Sarah Camille, modiste. Acte n°293, pages 16/146. Son père, Adrien Madeline, refuse de consentir au mariage suivant «acte respectueux présenté par Maître De Ridder, notaire à Paris…» Isaac Bernheim, le père de la mariée, fait partie de la communauté juive du Haut-Rhin. Le décret de 1808 : En application du décret impérial de Napoléon Ier (notamment le décret du 20 juillet 1808 dit « de Bayonne »), les Juifs de l'Empire français n'ayant pas de patronyme fixe ont dû déclarer et officialiser un nom de famille définitif auprès de leur mairie. Il exerce en tant que négociant en tissus.
Paul Madeline à un frère, René né le 25 juillet 1866.
Le couple a eu deux enfants, Georgette 1900-1965 qui s'est mariée à Pierre Gesnier 1897-1978, et Mathilde.
En 1920, le 12 février, il meurt à Paris 7e, à l'âge de 56 ans. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Formation
Il suit les cours d'Albert Chaly, qui enseigne à l’école des Beaux-arts de Paris.
Carrière
Pour subvenir à ses besoins, il mène de front sa passion et une carrière professionnelle dans l'édition, notamment pour la Maison Quantin, où il illustre des livres d'art, de voyage et pour enfants. À cette époque, ses temps libres sont consacrés à peindre les paysages urbains et les quais de la capitale.
L'année 1894 marque le tournant majeur de sa vie d'artiste. Lors d'une rencontre fortuite, il fait la connaissance du poète Maurice Rollinat et du peintre Léon Detroy. Ces derniers lui font découvrir le charme sauvage de la vallée de la Creuse. Fasciné par la lumière et la nature de la région, Madeline s'y installe plusieurs mois par an, principalement en automne, pour peindre la campagne limousine. Il devient alors l'une des figures majeures de l'école de Crozant, s'inscrivant dans la lignée de peintres impressionnistes majeurs, comme Claude Monet ou Armand Guillaumin.
Ses participations régulières aux salons officiels asseyent sa réputation :
1894, 1897, 1899 : Il expose au Salon des artistes français.
1902-1903 : Le succès de ses œuvres lui permet enfin d'abandonner l'édition pour vivre pleinement de son art.
Il devient membre permanent du Salon d'Automne et de la Société nationale des beaux-arts.
En 1908, il cofonde le groupe artistique "La Société Moderne".
Grand voyageur, il ne se cantonne pas à la Creuse et pose son chevalet en Bretagne ainsi qu'en Provence, capturant des ambiances marines et méridionales toujours caractérisées par une sensibilité coloriste remarquable.
Il est mobilisé comme peintre de guerre pendant la Première Guerre mondiale.

