Zoum Walter (1902-1974)
Peintre, pastelliste et sculptrice.
Jeanne Pauline Isidorine Vanden Eeckhoudt dite Zoum Walter naît le 9 avril 1902 à Ixelles en Belgique.
Son Père, Jean François Xavier Maximilien Vanden Eeckhoudt, est un artiste peintre belge. Sa mère, s’appelle Jeanne Mélanie Verheyden, c’est la fille du célèbre artiste peintre Isidore Verheyden.
Zoum Walter provient d’une véritable dynastie artistique. Son arrière-grand-oncle Jacob Verheyden est un graveur (1898-1840), son arrière-grand-père François Verheyden est un artiste peintre (1806-1889), son grand-père Isidore Verheyden est aussi un artiste peintre (1845-1905), et son père Jean Vanden Eeckhoudt est également un artiste peintre (1875-1946).
En 1928, le 25 septembre, Jeanne Pauline Isidorine Vanden Eeckhoudt se marie à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes-Maritimes avec François Walter, un haut fonctionnaire, essayiste et militant politique français, connu sous le pseudonyme de Pierre Gérôme. C’est aussi au moment du mariage qu’elle adopte la nationalité française.
À partir de 1929, elle et François Walter vivent rue Molitor à Paris.
En 1936, le 11 septembre à Uccle en Belgique, est née sa fille Sylvie Aurore Jeanne Alice Émilie Walter.
En 1958, le 24 février est décédée Sylvie Walter, à son domicile du 13 rue Molitor Paris 16e.
En 1974, le 21 juin, Zoum Walter décède à son domicile du 6 bis, rue de l’Abbaye, Paris 6e..
Elle est inhumée au cimetière de Crouy-en-Thelle dans l’Oise avec sa fille.
En 1997, le 1er juin 1997 meurt François Walter, à Paris 15e, et il est enterré au cimetière de Crouy-en-Thelle dans l’Oise avec sa fille et son épouse.
Formation
Zoum Walter est l’élève de son père. Elle grandit dans un environnement culturellement et artistiquement riche, et également intellectuellement où la peinture n'est pas une activité extérieure, mais une composante de la vie familiale.
En 1915, sa famille s'installe à Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes.
C'est dans ce contexte qu'elle commence à pratiquer le pastel.
À 14 ans, elle réalise ses premières créations connues dans cette technique.
Entre 1922 et 1923, après la Première Guerre mondiale, Zoum envisage sérieusement une carrière musicale. Elle perfectionne son piano auprès de son professeur Marguerite Laanen, à Bruxelles en Belgique. Elle entretient une importante correspondance au sujet de son avenir dans la musique, avec André Gide, qui lui enseigne notamment la transposition musicale. La famille de Zoum est profondément liée à André Gide (1869-1951), un écrivain français, à Dorothy Bussy (1865-1960), une romancière et traductrice britannique, à Roger Fry (1866-1934), un artiste peintre, critique et théoricien de l’art britannique, à Vanessa Bell (1879 – 1961), une peintre et architecte d’intérieur britannique, et à Jean Tardieu (1903-1995), un écrivain et poète français.
Carrière
En 1923, en juillet, elle écrit « J’ai changé de métier, je suis devenue peintre ».
C’est à période qu’elle décide finalement de se consacrer à la peinture, c’est le début de sa véritable carrière artistique.
Elle va signer ses œuvres tout d’abord avant son mariage par Z.V. ou Z.V.D.E., après 1928 apparaissent Z.W., Z. Walter, voire des variantes comme « Zum Walter ». Finalement, c’est Zoum Walter qu’elle choisit.
En 1915, c’est son premier séjour à Gargilesse dans l’Indre. C’est la rencontre de Léon Detroy dans le midi qui va inciter son père, Jean Vanden Eeckhoudt à venir retrouver Detroy pour peindre.
En 1929, après son installation à Paris, elle réalise quelques études de nus.
En 1939 elle revient en Creuse avec sa fille Sylvie.
En 1946, elle s’installe à Crouy-en-Thelle
Jusqu’en 1950, c’est la période du figuratif au pastel.
Elle dessine les paysages lumineux du Sud de la France.
Elle expose régulièrement au Salon d'Automne ou le Salon des Tuileries.
En 1963, elle se tourne rapidement et développe une passion pour l'abstraction géométrique
De 1966-1974, elle s’essaie à la sculpture.
Elle observe directement les paysages, les arbres, les architectures et les espaces urbains. Avec le temps, le paysage devient moins un sujet à représenter qu'un point de départ pour explorer : la lumière, les formes, les ciels, les masses colorées, l'imaginaire.
C'est particulièrement visible dans son évolution des paysages vers l'abstraction dans les années 1960-1970.
En 1995, Le Musée départemental de l'Oise de Beauvais l'accueille dans ses collections et lui consacre une exposition rétrospective.
Zoum Walter en galerie
À la Galerie Georges Giroux, à Bruxelles, octobre 1929 et 1948.
À la Galerie Druet, Paris, octobre 1929, janvier 1930.
À la Galerie Breughel, Bruxelles, janvier 1957.
À la Galerie Lucy Krohg, Paris, mars 1957.
Elle participe à des expositions collectives au Salon des indépendants, au Salon d'Automne, au Salon des Tuileries.
Les œuvres de Zoum Walter sont présentes au centre Pompidou at au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. On peut admire plusieurs de ses toiles au MUDO, le Musée de l'Oise à Beauvais. (Les Atamanes)

