Jenny de Vasson (1872-1920)
Jenny de Vasson vers 1910 à Varennes (Fougerolles, Indre), photographie de Jenny de Vasson. Collection particulière. Wikipedia
Marie Nannecy Jenny Girard de Vasson, dite Jenny de Vasson, naît le 23 août 1872, rue Nationale au domicile de ses parents, à La Châtre dans l’Indre.
Son père, Paulin Girard de Vasson, est le procureur de la République dans cette ville. Sa mère se nomme Marie Clotilde Nannecy de Constantin. Paulin Girard de Vasson, son père, décède en 1923, à l'âge de 84 ans, et sa mère en 1933, à l'âge de 85 ans. Jenny de Vasson est la fille unique d’une famille aristocratique et aisée bien ancrée dans l’Indre. Les parents sont des amis de George Sand jusqu’à son décès le 8 juin 1876.
En 1878, la famille s’établit boulevard Nicolas Leblanc à Issoudun, son père étant nommé président du Tribunal de Grande Instance.
En 1920, le 15 février, Jenny de Vasson décède des suites d'une angine de poitrine au domicile de ses parents à L'Abbaye de Varennes à Fougerolles, à l'âge de 47 ans. Elle est inhumée au cimetière du village.
Formation
Elle grandit au contact de la nature et des forêts, dans un milieu cultivé et prospère, entouré d’art, de musique et de littérature. Jenny de Vasson a reçu une éducation avant-gardiste pour une jeune fille de son époque.
Son père est un républicain et un libéral convaincu. Il a voulu ouvrir l’esprit de sa fille avec des matières scientifiques, et aussi les classiques. La maison accueille beaucoup d’artistes, comme Fernand Maillaud, Bernard Naudin, Emanuel Ariès et des écrivains comme Maurice Rollinat, et plus tard Jean-Richard Bloch ou André Maurois.
Très jeune, elle s’intéresse au dessin. Elle apprend l’aquarelle au contact de son père et les techniques artistiques auprès de ses amis.
Carrière
Dans les années 1890, elle pratique en autodidacte la photographie avec une grande liberté, grâce au cadrage appris des peintres.
En 1899, elle utilise un appareil Kodak à pellicule souple, facilement transportable. Elle s’installe un laboratoire dans la maison familiale.
Elle voyage beaucoup en compagnie de ses parents, en France et aussi en Europe, rapportant de nombreux clichés. Souffrant d'un embonpoint précoce depuis l'adolescence, elle ne se marie pas. Elle se consacre entièrement à son art, à son cercle intellectuel, au sein de sa famille.
Peu avant sa mort, elle détruit par le feu l'ensemble de sa production littéraire, estimant qu'elle n'a pas de valeur. Elle a cependant épargné ses milliers de photographies (plus de 5 000 clichés), bien qu'elle les considère comme une simple activité, sans prétention artistique.
Photographe - La Châtre - Issoudun - La France - L'Europe
