Max Agostini (1914–1997)
Max-Michel Friol, dit Max Agostini, naît le 30 décembre 1914, à Paris 14e.
Sa mère, Marguerite Anna Friol, naît le 18 janvier 1888 à Chateauneuf-sur-Isère. Elle n’a pas pu se marier. Elle est obligée d’élever son fils seule et devient comptable. Son père, Max Paul Christophe Agostini, d'origine corse, est mort le 29 août 1914 à la guerre alors qu’il n’a que 22 ans.
Il passe sa petite enfance avec sa mère à Romans-sur-Isère dans la Drôme chez son oncle Henri Pinet, en attendant d’être pupille de la nation.
À partir de 1920, il est reconnu Max-Michel Agostini par un acte notarié. Il se marie à Marie Santoni en Corse. Ils ont deux enfants, ce qui l’exempte de service militaire.
En 1926, Marie et Max résident chez son grand-père, Philippe Agostini, à San Damiano en Corse.
Max Agostini meurt le 14 janvier 1997 à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Il est inhumé au cimetière des Violettes de Gargilesse dans l’Indre.
Formation & Carrière
Il commence à peindre à l’âge de 13 ans, c’est un autodidacte. Il vit à Nice, puis il fait ses études au Lycée de Marseille. Doué pour le dessin et la peinture, il suit des cours artistiques.
Par la suite, il est professeur d'art plastique, à Bastia.
En 1939, il est mobilisé. Il est fait prisonnier et passe deux ans dans un stalag en Prusse orientale avant d’être échangé avec d’autres prisonniers en 1943.
En 1946, il revient à Paris où il mène une vie de bohème artistique.
En 1958, il réside à Gargilesse-Dampierre, dans l’Indre. Il peint le portrait des enfants de soldats américains qui occupent la base de la Martinerie, à Châteauroux, dans l’Indre.
En 1967, il vit à Allauch, dans les Bouches-du-Rhône, où il peint dans son atelier.
En 1970, il signe un contrat d’exclusivité avec la galerie Pierre Martin-Caille, gérée par Janet Greenberg.
En 1974, ouverture de la galerie Martin-Caille Matignon, à Paris. Il est reconnu comme un des chefs de file des impressionnistes contemporains. Ses œuvres sont exposées en permanence.
On peut le rencontrer l’été à Gargilesse, et l’hiver à Allauch, aux portes de Marseille. Il maîtrise bien la couleur et la composition. Il aime la nature et il se passionne pour la lumière. Ses œuvres, souvent des natures mortes, des bouquets floraux, des scènes de jardins ou des vues impressionnistes, capturent l'essence de la vie quotidienne avec une palette lumineuse et expressive.
Un ouvrage majeur, « Max Agostini : Rétrospective, le mystère de la création » (1985), par Janet Greenberg, retrace son parcours et analyse son art.
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